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Quotidien d’une jeune artiste autodidacte. Présentation de ma démarche artistique à travers les outils que j’utilise.

 

Les classeurs de recherches iconographiques

Lorsque j’ai commencé à faire des « Compozias » je me contentais au début de simples recherches iconographiques : d’images inspirantes, de modèles, de motifs…, avant que ne viennent s’y ajouter un aspect littéraire, mythologique, historique (voir article sur l’évolution de ma démarche artistique). Ces images je les collectais dans des classeurs (mon côté assez scolaire et ma manie de l’organisation ^^. Mais à mesure que mon style s’est affirmé, j’ai préféré adopter un outil plus personnalisé, plus créatif, plus vivant : les carnets.

 

Mon carnet artistique n°1 – projets Nantes et Jules Verne

A partir de ma Compozia n°15 illustrant la ville de Nantes, ma démarche artistique s’affine, je commence à utiliser un carnet pour mes notes et mes croquis. J’allie ma passion, le dessin, et mon péché-mignon : aller fouiner dans les papeteries nantaises. C’est un objet que j’adore sentir et manipuler, il devient alors pour moi un précieux outil artistique qui nourrit mon inspiration. Le fait de remplir ce carnet me motive à reprendre mon travail parfois fastidieux (parce que je lis beaucoup, fais des recherches, dessine de petits détails sur de grands formats …). Il peut aussi parfois me sortir de mes phases « pages-blanches » par le simple fait de tourner les pages et de visualiser l’évolution de mon travail.

Ce premier carnet artistique m’a servi pour mon projet sur Nantes, puis celui sur Jules Verne. Bien que pour ce dernier j’ai aussi utilisé un classeur, car j’avais fait beaucoup de recherches iconographiques (notamment sur les gravures qui accompagnent les romans). Le carnet n’aurait pas suffi. Je n’ai d’ailleurs pas montré toutes les pages du carnet (d’où les trombones apparents, sinon ça aurait été ennuyeux, redondant), j’ai sélectionné les plus représentatives.

 

Mon carnet artistique n°2 – projets Mythologie égyptienne et Odyssée

Il me restait quelques pages de libres après Jules Verne mais j’avais, d’une part, peur de manquer de place, d’autre part, une irrésistible envie de commencer ce nouveau carnet – un cahier artisanal tibétain – que j’ai longtemps désiré (avant de demander à me le faire offrir) et que j’ai longtemps gardé vierge avant d’oser en faire quelque chose. Mes projets sur la mythologie égyptienne et l’Odyssée y ont trouvé finalement leur place. C’est un objet très plaisant à manipuler et à couvrir de notes et de croquis. J’ai en réserve un futur 3ème carnet artistique qui sera dédié à la mythologie nordique, que j’ai acheté dans la formidable boutique d’une camarade artisan : Atelier Andromaque.

En parallèle de ces carnets de recherches, j’ai commencé en 2020 une autre forme de carnet artistique : un Artjournal – recueil de citations, qui nourrit mon inspiration mon quotidien.

 

Mon répertoire de motifs

En parallèle de mes carnets artistiques, j’ai commencé pendant le confinement – période très propice à la créativité – à transférer mon catalogue de motifs numérique sur support papier. J’ai pu prendre le temps de les répertorier et les représenter à la main.

Mais je conserve aussi toujours une bibliothèque numérique sur Pinterest et Pearltrees, outils que j’utilise aussi beaucoup dans ma démarche artistique.

 

Ma trousse et mes stylos

Ils arrivent tardivement dans cette présentation mais voici bien sûr mes outils de dessin, ma trousse de stylos dont je ne peux pas non plus me passer. J’utilise des stylos à pointe calibrée, de la marque FaberCastell (sans vouloir faire de placement de produits). Ce sont ceux qui me procurent le plus de satisfaction car ils sont à base d’encre de chine, d’où le choix de cette marque. J’utilise aussi des crayons graphites, des critériums et des marqueurs Posca.

Petit accessoire pratique comme je les aime tant, que j’ai eu la chance de dénicher un jour dans une papeterie : une règle combinée à une gomme. C’est le genre d’objet face auquel je suis incapable de résister… ^^ et qui trouve facilement sa place dans ma trousse en cuir.

 

Mes livres

Plus sérieusement, parce que ma démarche artistique se tourne désormais de plus en plus vers des sujets littéraires et mythologiques, il me faut aussi présenter mes livres. Résidu de mes études universitaires, je lis avec crayons et surligneurs à la main, cela m’aide à me concentrer sur mon travail de lecture. Je n’ai évidemment pas la même attitude que lorsque je lis un roman policier à la plage. C’est pourquoi, pour mon projet Jules Verne, j’avais d’une part des livres de poche que je pouvais couvrir de notes et de codes couleurs, et d’autres part ma belle collection Hetzel gardée intacte.

 

Voici donc ma modeste bibliothèque, mon espace de travail (je n’ai pas encore un logement suffisamment grand pour me permettre d’avoir une vaste collection. Avec du temps et de l’argent je pourrais un jour m’offrir une belle bibliothèque digne de ce nom).  De la même manière, je n’ai pas encore de véritable atelier d’artiste. C’est mon objectif à atteindre : avoir un atelier chez moi et faire quelques expositions.

En attendant de réaliser ce rêve, le mantra qui m’accompagne et me motive en ce moment, c’est cette citation simple mais puissante d’Arthur Ashe :

Fais ce que tu peux                      Start where you are

Avec ce que tu as                    Use what you have

Là où tu es                              Do what you can