C’est en Novembre 2017, au cours d’une semaine pendant laquelle j’étais animatrice accompagnant une classe-découverte (des collégiens du Havre venus découvrir Nantes) que l’idée m’est venue d’illustrer cette ville très riche et très inspirante artistiquement
Mon illustration de Nantes est désormais disponible à la vente. Rendez-vous l’espace de commande du site.
La voici figurant aux côtés d’autres affiches d’artistes, sur le mur d’exposition de Lilian et Valentin, dans leur magnifique maison rénovée (une maison de 1850, dans la région d’Amiens) : découvrir et suivre leurs projets de rénovation sur instagram @2boys1house
![grande affiche "Tableau Nantais" illustration de la ville de Nantes [40€] affiches à vendre affiche illustration Nantes impression d'art Gaëlle Compozia](https://gaelle-compozia.fr/wp-content/uploads/2021/02/affiche-tableau-nantais-expose-chez-2boys1house.png)
I. Sources d’inspiration et outils de travail
C’est donc au gré de cette semaine de visites (puis de recherches complémentaires sur internet) que j’ai appris plein d’anecdotes sur Nantes, ma ville de naissance et de résidence. Les élèves remplissaient leur livret d’enquêtes scolaires et moi mon calepin de notes. C’était d’abord un mini bloc-note, puis je me suis acheté un joli cahier, avec une belle couverture très inspirante, dans ma papeterie préférée (les P’tits Papiers), afin de rassembler mes idées de dessin de façon plus visuelle et plus construite. Mes Compozias commençant toujours par une indispensable phase de recherches, visuelles, et désormais culturelles (historique, littéraire…). (Voir article sur l’évolution de ma démarche artistique).
Je me suis appuyée sur un certain nombre de modèles, de croquis, de plans, de photos des monuments, d’essais de motifs, de notes et de gribouillis, rassemblés dans mon cahier. voir article sur mes carnets et autres outils artistiques.
Mais aussi sur des exemples d’illustration de Nantes déjà réalisées par des graphistes et illustrateurs : Stéphane Mountaner, Jean Jullien, Antoine Corbineau, Phil Good, La Loutre, François Ripoche, Jochen Gerner… afin d’y trouver à la fois inspiration et moyen de me démarquer. J’ai pris note de leur style respectif, de leurs solutions de représentations, de leurs sélections et parti-pris, et cela m’a aidé à définir les miens.
II. Mon illustration de Nantes : le plan de composition
Le projet a été achevé le 13 janvier 2019. Le dessin en tant que tel s’est étalé sur 4 mois (à noter que je ne dessine pas tous les jours ni pendant plus de 2 heures d’affilée)
Comme indiqué sur le carnet, il y a eu une longue période de maturation (entre novembre 2017 = apparition de l’idée, et septembre 2018 = début du dessin) car c’était une période où j’ai connu le chômage, et où j’ai dû réfléchir à ma reconversion professionnelle… J’ai connu des hauts et des bas, des phases d’exaltation et des phases de profonde perte de confiance en moi… Je me suis posée beaucoup de questions (à la fois sur le travail, sur mes dessins, sur moi-même…). Il m’a donc fallu un certain temps pour retrouver de l’équilibre, de la sérénité et de la confiance en moi.
Pour en revenir à la composition, j’ai établi une première liste d’éléments emblématiques de Nantes auxquels j’ai pensé. Dans le choix des placements, certains éléments sont très cadrés, placés d’office, bien anticipés, d’autres surgissent plus spontanément, ou disparaissent.
- > Le blason, Anne de Bretagne, la statue du Passage Pommeraye, Graslin… étaient des idées très précises que j’avais dès le début et qui n’ont pas changé de place.
- > D’autres éléments, comme le Beffroi Ste Croix n’ont finalement pas été retenus ni représentés.
- > Et d’autres encore n’avaient pas de place attitrée, j’hésitais entre plusieurs possibilités : par exemple la Tour Bretagne, je voulais la dessiner tôt sans savoir précisément où.
Puis en décembre 2018 – janvier 2019, à mesure que mon illustration de Nantes avançait, évaluant la place restante et ayant demandé à mon entourage s’ils pensaient à d’autres icones (j’avais par exemple oublié Jacques Demy), j’ai fait une seconde liste et ai établi un « plan de comblement des derniers trous ». Car quand approche la fin, je suis toujours en proie à la même angoisse : celle de la page blanche, les « ultimes trous à combler », blocage auquel je n’échappe jamais.
III. Mon illustration en quelques détails-clés
Afin de représenter les Folles Journées, je pensais au départ faire un simple motif notes de musique (de façon totalement aléatoire, sans signification particulière) mais je me suis ravisée et ai décidé d’aller cherché plus loin, au-delà du motif, il me fallait donc trouver une partition à reproduire (exercice à la fois difficile et marrant pour moi : je me suis rappelé à quel point j’étais nulle en musique au collège, je déchiffrais très mal les partitions…). J’ai d’abord pensé à la chanson traditionnel « Dans les prisons de Nantes », puis je me suis dit que ça ne faisait pas assez Folles Journées, alors j’ai cherché un compositeur parmi les célébrités nantaises : j’ai découvert Paul de Ladmirault et Gaston Serpette (dont je connaissais le nom de la rue près du parc de Procè sans savoir que c’était le nom d’un compositeur nantais). Et j’ai retenu la partition « Tige de Lotus » de ce dernier, car elle rentrait facilement dans l’espace disponible et collait très bien avec le Jardin Japonais (les deux éléments se juxtaposant).